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jeudi 4 mars 2010

Quelques-unes de mes peintures favorites du MoMA de New York

Voici quelques-unes de mes peintures favorites exposées au Museum of Modern Art, à New York (les images ont été tournées le 21 février 2010, pendant un voyage là-bas). Le MoMA expose une grande variété d’œuvres -- peintures, dessins, sculptures, photographies, etc. -- mais j’ai choisi ici de m’en tenir exclusivement à la peinture.

Après l’immense version d’une créature imaginée par Tim Burton, auquel le MoMA consacrait alors une très belle exposition, on trouve (dans leur ordre d’apparition) des peintures de Claude Monet (dans une salle temporaire), Edvard Munch, Odilon Redon, Vincent Van Gogh, Henri Rousseau (deux toiles), Marc Chagall, José Clemente Orozco, Umberto Boccioni, une vue aérienne hors du Musée, puis des peintures de Giorgo de Chirico, Max Ernst, Salvador Dali et René Magritte (deux toiles).

J’espérais capter quelques images de L’empire des lumières II (1950) de Magritte, mais la peinture a sans doute été prêtée; j’ai cependant vu un tableau de Magritte qui n’y était pas auparavant. J’ai aussi été particulièrement frappé par le Munch; le tableau de Redon inclut dans le vidéo n’y était pas pendant mes deux visites précédentes.

dimanche 31 janvier 2010

Yves Tanguy, Multiplication des arcs (1954)

Yves Tanguy (1900-1955) est une des figures les plus mystérieuses du surréalisme. Il a vécu à Paris pendant les années les plus vivantes du mouvement, puis il est allé à New York avec sa nouvelle épouse, l’artiste Key Sage, vers 1940, où il a vécu jusqu’à sa mort.

Contrairement à Max Ernst, qui s’est continuellement réinventé pendant toute sa carrière, Tanguy a trouvé sa voie (et sa voix) au tournant des années 1930 et il est demeuré fidèle à lui-même pendant les vingt-cinq années suivantes. Quels que soient les agencements de couleurs et de formes, ses tableaux ont une grande cohérence, ils participent à une même vision du monde – étrange et inquiétante, mais très belle, aussi. Sa peinture a des points en commun avec celle de Dali, mais le monde de Tanguy est unique, sur la planète surréaliste. On ne parviendra sans doute jamais à imposer une seule signification aux formes produites par Tanguy… tant mieux!



La peinture de Tanguy qui m’a le plus fasciné, dès le départ, est aussi une de ses dernières (sur laquelle il aurait travaillé pendant des mois). On y retrouve un paysage caractéristique du peintre, avec des formes organiques difficiles à identifier (ossements? fossiles? créatures de sous les mers?) et un vaste horizon, mais ces formes sont plus nombreuses qu’à l’habitude, elles composent un univers encore plus rempli. On peut y voir une sorte d’aboutissement de son œuvre, qui achevait déjà car Tanguy est mort l'année suivante.

Ce tableau est censé appartenir à la collection du Museum of Modern Arts (MoMA) de New York, mais je ne l’y ai encore jamais vu…

dimanche 17 janvier 2010

René Magritte, L'empire des lumières II (1950)

René Magritte (1898-1967) est un de mes peintres préférés – non seulement parmi les surréalistes, mais parmi tous les peintres. Il est l’un des plus accessibles, parce que ses images sont peintes avec un réalisme assez prononcé, et les objets représentés nous sont presque toujours familiers… mais c’est la représentation qui change tout : le familier devient étranger, ce qu’on croyait connaître nous est présenté de façon inattendue.

Magritte réunit constamment des choses qui, habituellement, ne sont pas rapprochées : un grand nombre de ses peintures orchestre un choc entre des éléments contraires.


Une de ses images les plus caractéristiques (peut-être ma préférée entre toutes) est la rencontre du jour et de la nuit, dans la série de toiles qu’il a intitulée L’empire des lumières. Il en a peint au moins une vingtaine dans différents formats, mais selon un principe invariable.

J’inclus ici le tableau que j’ai vu au Museum of Modern Arts de New York. Il est de forme rectangulaire, alors que la plupart des versions de L’empire des lumières sont de forme verticale. Il confond au premier regard parce que la rencontre impossible est peinte avec un grand souci de réalisme. L’incongruité de l’image ne frappe qu’après coup.