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samedi 5 juin 2010

Quelques-unes de mes peintures favorites du Tate Modern de Londres

Il y a longtemps que j'ai fait paraître mon dernier message... je serai un peu plus présent dans les mois à venir.

Je marque mon retour avec un vidéo (après ceux qui ont été consacrés au MoMA et au Metropolitan, à New York) -- comme dans les autres vidéos, je m'en tiens, ici, exclusivement aux peintures de la collection permanente.



Dans l'ordre, on y trouve des œuvres de Claude Monet, Joan Miro, Georges Rouaut, Asger Jorn, Yves Tanguy, Joan Miro (encore), Salvador Dali (encore), Max Ernst (deux fois), Francis Bacon et Roy Lichtenstein.

jeudi 4 mars 2010

Quelques-unes de mes peintures favorites du MoMA de New York

Voici quelques-unes de mes peintures favorites exposées au Museum of Modern Art, à New York (les images ont été tournées le 21 février 2010, pendant un voyage là-bas). Le MoMA expose une grande variété d’œuvres -- peintures, dessins, sculptures, photographies, etc. -- mais j’ai choisi ici de m’en tenir exclusivement à la peinture.

Après l’immense version d’une créature imaginée par Tim Burton, auquel le MoMA consacrait alors une très belle exposition, on trouve (dans leur ordre d’apparition) des peintures de Claude Monet (dans une salle temporaire), Edvard Munch, Odilon Redon, Vincent Van Gogh, Henri Rousseau (deux toiles), Marc Chagall, José Clemente Orozco, Umberto Boccioni, une vue aérienne hors du Musée, puis des peintures de Giorgo de Chirico, Max Ernst, Salvador Dali et René Magritte (deux toiles).

J’espérais capter quelques images de L’empire des lumières II (1950) de Magritte, mais la peinture a sans doute été prêtée; j’ai cependant vu un tableau de Magritte qui n’y était pas auparavant. J’ai aussi été particulièrement frappé par le Munch; le tableau de Redon inclut dans le vidéo n’y était pas pendant mes deux visites précédentes.

vendredi 12 février 2010

Kelley Jones, deux pages couvertures de la série Batman (1995)

Comme tout francophone, j’ai grandi avec les bandes dessinées européennes – belges (Hergé et Tintin au premier chef, mais aussi Jacobs [Blake & Mortimer] et Lucky Luke) et françaises (Astérix… j’ai découvert Fred et Philémon beaucoup plus tard). Je me suis intéressé aux comics anglo-américains à quatorze ans. Assez rapidement, mes goûts se sont éloignés (de manière consciente ou non) du style « ligne claire » européen pour plutôt gagner des territoires plus sombres et sinistres.

Un des deux premiers comics que je me suis procurés en 1995 était un numéro de Batman dessiné par Kelley Jones (né en 1962). Après avoir illustré les pages couvertures des séries Batman et Detective Comics pendant quelques années, il devint le principal dessinateur de la série Batman (le titre principal parmi les publications mettant en vedette le justicier masqué ou caped crusader) au début de 1995, flanqué par le scénariste Doug Moench et l’encreur John Beatty. Pendant un peu plus de trois ans, ils produisirent ensemble près de quarante numéros aux histoires étranges et mystérieuses, illustrées avec panache et originalité par des artistes qui tranchaient radicalement par rapport aux modes du temps.

Dès les premiers numéros du tandem Moench/Jones/Beatty, les réactions étaient très partagées, certains adorant le tournant expressionniste de la série, d’autres s’ennuyant désespérément d’une allure plus sage et classique (parmi les controverses de l’époque : la taille démesurée des « oreilles » de Batman, dans la version Jones!). Encore aujourd’hui, son style ne fait pas l’unanimité; j’ai pu le constater en montrant quelques-unes de ses illustrations à des proches, qui n’ont pas toujours partagé mon enthousiasme.

L’un des principaux intérêts des personnages célèbres des comics américains est de les voir soumis aux variations les plus éclatées au fil des décennies, qu’il s’agisse des récits ou des illustrations. Un personnage comme Batman a vécu beaucoup plus de neuf vies; il a été naïf, intense, rangé, dispersé, héroïque ou monstrueux au gré des auteurs et des dessinateurs qui l’ont fait vivre. Rarement a-t-il été aussi inquiétant et effrayant que lorsqu’il est dessiné par Jones – sous son crayon, le personnage est une créature insaisissable dont la cape emprunte des trajectoires impossibles. Le réalisme est complètement banni : ne restent que des impressions difficiles à oublier.

Je consacrerai quelques sections à l’art expressionniste de Kelley Jones sur ce blogue; je commence en incluant mes deux pages couvertures favorites réalisées lors de son passage sur Batman, de 1995 à 1998; les deux illustrations ont été publiées en 1995. D’autres envois privilégieront un autre aspect de son style, ou une autre série.



La première page couverture est tirée du #521 de Batman, qui raconte la première moitié d’une histoire mettant en vedette Killer Croc, une créature des bayous qui a été souvent utilisée depuis sa première apparition, en 1983. Jones a multiplié les images montrant la dimension cauchemardesque du mythe de Batman au fil des ans, et cette illustration est l’une des plus fortes. Les étranges visages qui tapissent l’arrière-plan suggèrent un rêve macabre… mais le rêve de qui, au juste? Comme c’est souvent le cas dans l’œuvre de Jones, le véritable monstre, dans cette illustration, est moins Killer Croc que Batman lui-même, celui qui est censé représenter la loi et la justice.



La deuxième page couverture est tirée du #524 et a donc paru quelques mois à peine après la précédente. Le thème de la « chambre à miroirs » a donné lieu à plusieurs images mémorables dans l’histoire de l’art (au cinéma, notamment, dans une des dernières séquences du film The Lady From Shanghai, d’Orson Welles), et Jones l’a exploité à son tour dans ce dessin fantastique. Les miroirs offrent autant de facettes de Scarecrow, cet épouvantail créé en 1941, peu de temps après Batman lui-même (on l’a vu au cinéma, en 2005, dans Batman Begins). Batman trône au centre de l’image, sa cape se déployant d’une manière illogique et expressive (une des marques de commerce de Jones).

(Note : l’association de Jones à Batman ne se limite pas aux titres Detective Comics et Batman mentionnés jusqu’ici – il a également illustré de multiples séries parallèles, la plupart écrites par Doug Moench [dont une trilogie mêlant les thèmes de Batman à ceux de la littérature de vampires, Haunted Gotham et la récente The Unseen], mais quelques-unes étant écrites par d’autres auteurs… dont la récente Gotham By Midnight, avec Steve Niles.)

mardi 26 janvier 2010

Otto Dix, Autoportrait en soldat (1914)

J’éprouve un grand intérêt pour les expressionnistes, mais j’ai découvert l’œuvre de Dix (1891-1967) sur le tard, en feuilletant un livre introductif sur l’expressionnisme. L’expressionnisme pratiqué par des artistes comme Dix et Georg Grosz, qu’on pourrait qualifier de « grotesque » ou de satirique, m’emballe un peu moins que l’expressionnisme lyrique et inquiétant d’un Van Gogh ou d’un Soutine, par exemple.

Ce n’est pas toujours vrai, cependant : les œuvres que Dix a consacrées à la première guerre mondiale (à laquelle il a participé) sont d’une puissance extraordinaire. Ces peintures et ces eaux-fortes ne peuvent être oubliées après qu’on les ait vues. Je pense notamment au cycle d’eaux-fortes La guerre (1924; Der Krieg), digne de Goya; au triptyque lui aussi intitulé La guerre (1932), que j’ai vu à Dresden (où Dix enseignait avant d’être congédié par les Nazis, qui le considéraient comme un « artiste dégénéré ») et qui m’a énormément ému et impressionné; mais je pense aussi à une image beaucoup moins ambitieuse, réalisée à l’encre et à l’aquarelle, plusieurs années auparavant : l’Autoportrait en soldat (1914).



Mon intérêt pour cette image est difficile à expliquer (le mystère de l’art est insondable…). Elle porte la violence de plusieurs autres images guerrières de Dix; une violence qui est ici exprimée par une esthétique très proche de celle du graffiti (pour les motifs emportés et la présence des chiffres et des lettres). Le regard du personnage n’est pas moins vif que ses traits.


J’ai osé recadrer cette image pour en faire mon avatar, sur ce blogue (voir mon profil)… sans trop comprendre ce que ce geste sous-entend!

samedi 23 janvier 2010

Egon Schiele, Soleil d'automne et arbres (1912)

Tout comme son ami et mentor Gustav Klimt (1862-1918), Egon Shiele (1890-1918) est célèbre pour ses figures étranges, intensément expressionnistes; pour ses nus anguleux, entre autres.



Si je les apprécie beaucoup, ses arbres, bizarrement, me frappent encore plus. Ils font vaguement penser à des estampes, mais ils portent la marque de Schiele. Dans cette image mystérieuse, le soleil du titre est assez subtil et se fond dans l’arrière-plan. En tant que forme, l’arbre se prête très bien à un traitement pictural, et celui de Schiele est un des plus intéressants, à mon avis…

mercredi 20 janvier 2010

Vincent Van Gogh, Champ de blé avec cyprès (1889)

J’aurais pu consacrer toute une section à Van Gogh (1853-1890) parce qu’il est l’un de mes peintres préférés... d’autres images s’ajouteront d'ailleurs au cours des prochains mois. Je débute cependant avec le tableau qui m'a le plus impressionné quand j’ai visité pour la première fois le musée Metropolitan, à New York.



J’ai cherché partout sur le Web, espérant trouver une reproduction qui puisse donner une idée (au moins relative) de sa très grande force, sans véritable succès. Cette reproduction ne lui rend pas vraiment justice : la peinture illumine l’espace, et même si la salle dans laquelle elle est exposée comporte d’autres grands tableaux de Van Gogh, c’est elle qui attire le regard. Les couleurs et la composition (l’image peut être lue de droite à gauche – Van Gogh adorait les estampes japonaises et en possédait une collection bien garnie) sont fantastiques…